La lutte contre le téléchargement illégal fait parti des grands axes de lutte contre la criminalité du FBI en ce moment. Et la collaboration entre les différentes entités judiciaires des grands pays du monde commence à donner ses fruits. Ainsi, une vaste opération a été lancée par le FBI et le Département de Justice américain (DoJ) et a vu la participation des autorités néerlandaises et françaises. Elle s’est soldée par la fermeture de trois sites de téléchargement illégal proposant des applications pour les terminaux sous Android.
Le 21 août dernier, plusieurs tribunaux américains ont émis neuf mandats contre des sites de téléchargement illégal. Les trois sites qui sont tombés dans les filets du FBI sont : Snappzmarket.com, Appbucket.com et Applanet.net. Ils sont reconnus coupables de d’infraction délibérée à la propriété intellectuelle par la publication de contenus soumis aux droits d’auteur. Les sites se sont vu saisir leurs domaines et ont donc fermés leurs pages. Le plus affecté des trois est sans aucun doute Applanet.net qui jouissait d’une assez bonne notoriété dans le domaine avec près de 21 000 abonnés Twitter et 88 000 fans sur Facebook. Le site proposait aux internautes pas moins de 15 000 applications publiées en fichiers modifiés. Malgré cette fermeture, on peut encore le retrouver sur les moteurs de recherche, mais il est vraisemblable que le seul but soit d’informer les visiteurs de sa clôture. D’ailleurs, à la place de la page d’accueil du site, on tombe sur une page affichant une bannière explicative frappée des logos du DoJ et du FBI. Celle-ci informe les internautes que le domaine est sous le coup d’une saisie pour violation généralisée de copyright.
L’implication des autorités française et néerlandaise se justifie par le fait que les serveurs d’hébergement de ces sites se situaient dans ces deux pays. Selon la justice américaine, les éditeurs indépendants et les développeurs auraient subi u préjudice s’évaluant à plusieurs millions de dollars. Le DoJ réaffirme son engagement et celui de ses collaborateurs dans la protection des propriétés intellectuelles et rappelle que les règles en vigueur s’appliquent aussi bien pour les applications que pour la musique ou encore les films.