Le site ElectronLibre a révélé cette semaine que Deezer est très proche de la banqueroute, faute d’un business model satisfaisant. Le fondateur et PDG du site de streaming musical, J. Benassaya, vient en effet d’être renvoyé par ses actionnaires, dépité du peu de recettes générées par les abonnements payants.
Absent du sommet national de l’industrie musicale à Cannes, il n’aura donc pas pu s’expliquer au Midem aujourd’hui, mais on devine sans mal les arguments en sa faveur: l’offre Premium n’est guère satisfaisante comparée à Spotify, seuls 10000 engagements étant réalisés depuis le lancement en novembre 2009. Il est vrai que l’interface utilisateur ne fait pas le poids tandis que l’offre est relativement réduite à cause des restrictions imposées par le quatuor de majors Universal-Sony-Warner-EMI. De fait, ces limitations sont tout simplement aberrantes lorsqu’il suffit de se connecter à autre site, comme l’américain Grooveshark, pour écouter les titres interdits sur la plateforme françaises.
Alors, les revenus tout de même confortables générés par la publicité (700 000 euros mensuels pour 6 millions de visiteurs uniques) n’auront pas suffit à attirer un nouvel investisseur: avec une offre de vente à 80 millions d’euros, aucun repreneur ne s’est manifesté. Il semble donc que Deezer ne tardera plus à rejoindre le cimetière des initatives malheureuses où l’attends déjà son ancêtre Blogmusik.
Pas étonnant. J’ai été vraiment déçu par la v2.0 du site, et l’abonnement premium a retiré en plus de très nombreuses chansons de l’écoute gratuite…
C’est la concurrence (Spotify & cie) qui en a profité!
Exemple à méditer ! Internet s’est construit sur la gratuité. Le principe du paiement à la demande, de l’abonnement, c’est plutot du minitel ou de la tv.
Mais la disparition d’un site n’est pas tres important, ce n’est qu’un portail, un serveur de données rien de plus. Le plus grave dans cette disparition, c’est la rarefaction des offres de contenu gratuit sur le web. Peu à peu, internet meurt, tué par les entreprises et les etats qui cherchent à controler les gens et surtout leur porte feuille !!!
Comme si les gens sont assez idiots pour payer pour de la musique qu’il ne pourront même pas mettre dans leur baladeur MP3, où encore de les graver… mais juste pour les écouter avec une application spécifique lente et gourmande en mémoire ! La meilleure solution serait de réfléchir à un nouveau modèle économique qui satisfera aussi bien les artistes que les consommateurs. Je veux bien payer pour avoir de la musique, mais pas pour les laisser sur mon ordinateur.
c’est dégueulasse, mais c’est bien fait. Deezer a cru pouvoir se goinfrer sur le dos des majors, et les majors se sont goinfrés de deezer. J’aime pas les majors, mais j’aime pas les traitres non plus. (avant deezer etait gratuit et bcp + ouvert)
Donc ce qui arrive a deezer est bien fait pour deezer, ils n’ont eu que ce qu’ils ont cherché et mérité.
Les majors sont un maillon indispensable dans la chaine industrielle musicale. Qu’à cela ne tienne, alors c’est toute la chaine qui mourra à petit feu suite à une loooongue agonie. De toute façon cette chaine industrio-commerciale est une tumeur, une aberration, pour l’Art et la Culture qu’on voudrait gratuite d’accès d’un coté tout en la privant de tous les moyens de le faire( voir l’histoire des musées « gratuits » by sarko et albanel)
les majors sont à la musique ce que monsanto est à l’agriculture. Je ne veux pas de musique génétiquement modifiée très cher qui contamine et qui tue la musique traditionnelle pas cher et variée)
Les majors musellent les artistes.(il suffit d’écouter les « vrais » artistes parler en off, ceux qui ne s’appellent pas Bono et qui n’ont pas besoin de grosses lunettes orange à 2000€ la paire pour faire bien sur les photos à 20000€) Et si aujourd’hui les « artistes » se plaignent de ne plus gagner autant de millions, eh bien ils n’avaient qu’à pas signer avec et faire de la musique OGM.
Donc quelque part la justice est de ce monde, qu’elle soit officielle ou officieuse.
Je finirai avec mon dicton favori: « La musique existait avant les majors, et existera encore après eux ».
Aujourd’hui, je n’attends plus que la révolution française 2.0 . Je sens qu’elle vient… Patience….
Hors de question de payer pour engraisser…. les majors
Tant que le gouvernement ne proposera pas une solution au « bénéfice des citoyens » alors ….
A Tommy : si tu t’étais renseigné avant de parler, çà t’aurait éviter d’avoir des propos tronqués et faux. Les gens sont près à payer si ce qu’on leur offre est de qualité. Je te rappelle que la version premium de Spotify (9,99€ / mois) donne accès à une très large bibliothèque de très bonne qualité sonore, sans pubs et surtout elle permet davoir accès à des playlist de ton choix hors ligne et si en plus tu possèdes un smartphone avec une pomme dessus ou un OS Android et bien tu as accès à tout le contenu et également à tes playlists hors ligne. Le CD est mort, il faut maintenant apprendre à utiliser les nouveaux outils…J’ai toute ma bibliothèque en permanence avec moi.C’est la concurrence qui a tué Deezer, vive Spotify
Je ne suis pas d’accord avec les commentaires laissés.
Vous rendez-vous seulement compte du prix du maintient d’un tel site ? La place allouée sur des serveurs et les capacités nécéssaires pour lire tout le catalogue disponible en streaming ?
Rien n’est gratuit et c’est bien peu de chose de que payer pour contribuer au travail demandé pour nous mettre ces ressources à disposition.
9€/mois, c’est même pas le prix d’un CD !
Ce qu’oublie les défensseurs d’un soit disant modèle économique numérique pérenne de la musique est que ce modèle ne se limite pas oh combien, à Internet.
Il faut tenir compte des capacités de stockage enormes des DVD et autres clés USB (la prochaine génération de DVD ira jusque 4 TO!)
Alors allez expliquer à un jeune qu’il devrait payer 10€ par mois un abonnement alors qu’il pourra l’avoir gratos auprès de son copain qui l’a eu lui même d’un pote qui la eu…etc.
Le contenu ne vaudra plus rien. Que ce soit de l’info, de la musique de l’image ou de la vidéo. Dès qu’elle sera sur Internet, celle ci sera verser au pot commun de la culture universelle. Il faut financer cette culture en amont. Cela lui permettra un certaine indépendance vis à vis des pouvoirs économique et politique. C’est un financement citoyen au meme titre que que la redevance TV qui n’a pas empéché le développement d’une offre commerciale parallelle mais qui permet l’existance d’une offre culuturelle viable.
Aujourd’hui se dessine un modele economique ou seuls le critères economiques entre en jeu. Les critères de développement et d’élévation de la culture générale nécessaire à une démocratie forte sont totalement ocultés de manière volontaire par le politique qui n’a aucun interet de voir le développement d’un mouvement artistique de type mai 68. Il est bien evident que des artistes comme Hallyday sont des artistes parfait pour diriger un pays.
Malgré tout, il y a fort à parier que les tentatives de controle d’Internet comme Hadopi sont des soubressauts d’un pouvoir dépassé et qui ne comprend pas la révolution que l’Internet induit. A titre de comparaison, il ne devait pas y avoir grand monde pour se rendre compte des conséquences de l’invention de l’imprimerie qui furent l’éducation en masse et puis une certain forme de démocratie que l’on connait aujourd’hui.
Qu’en sera t il du développement d’Internet?
D’accord avec vous tous, mais rien n’est gratuit. Soyez réalistes, imaginez l’investissement technique qu’il faut pour faire fonctionner Deezer. Ca ne peut pas rester gratuit, rien n’est gratuit ! A méditer car à force de tout vouloir sans rien payer il n’y aura plus que de la pub et du contenu de mauvaise qualité, comme les infos gratuites (20 minutes, Metro, etc…)
On devrait creer des sortes de cooperatives musicales, gerees par les artistes eux memes, et non par de quelconques majors.
Ces cooperatives seraient financees au depart avec quelques euros de plus sur l’abonnement internet du particulier, et pour que les musicos puissent se concentrer sur leur boulot (ou loisir – tous ne sont pas des « pros »), il faudrait bien entendu des gestionnaires et des juristes, ce qui impose une certaine « taille ».
La condition pour les artistes qui reussissent seraient de remunerer la cooperative qui les a vu naitre pendant 5 ans, a hauteur des rentrees generees. Libre ensuite a eux de partir vers une autre cooperative de leur choix.
Dans ce systeme, ce serait bien les musicos eux-memes qui fixeraient les regles de la cooperative, et notamment les salaires des metiers de « support », et non l’inverse… Le nombre de pouvoirs serait par exemple limite a 3 par assemblee, pour eviter qu’un artiste ne « bouffe » les autres.
C’est juste une idee en passant, mais je pense serieusement que les majors doivent disparaitre : trop gros, inadaptes au net, et franchement, j’en ai marre de ces mecs qui decident ce qui est bon ou mauvais a ma place… Jamendo est beaucoup plus interessant que tous les catalogues reunis.
ne pas réussir à survivre avec 700.000E/mois en n’ayant qu’a distribuer du contenu…c’est moche…
à combien pourrait-on évaluer le droit à la musique mensuel?
on voit ici 9,90e, là un peu plus..mais ca se pètes la gueule..quel est le prix?
au final quel est le prix de la license? combien dois-je payer pour utiliser à ma bonne guise tout le catalogue musique des majors? combien paies itunes ou deezer ou…?
T’aurais mieux fait d’acheter des cd William, ils ne vont pas disparaître comme par magie
@beau
On peut tergiverser pendant 107 ans sur le « bon » prix et se tromper. Dans les faits, il vaut toujours mieux 10 euros/mois que 100% de rien. Le systeme propose serait forcement imparfait au depart, mais au moins, on repartirait sur une base « saine »…
La pomme actuelle est beaucoup trop pourrie et bouffee pour pouvoir etre sauvee. S’obstiner dans le conservatisme et la repression ne servira a rien.
Hadopi n’est qu’un pretexte qui n’apporte stricto sensu aucun financement concret aux « vrais » artistes qui en ont besoin. C’est tout le drame du clientelisme politique actuel et de la paranoia du pouvoir de vouloir controler le net francais a tout prix.
Le modèle économique sera : la musique libre et gratuite. Les artistes se rémunèreront avec les concerts qu’il donneront et par la générosité des fans qui aiment leurs chansons.
Il faudra mettre au point un système simple permettant de faire des donnations facilement et en toute sécurité avec la garantie que l’argent n’ira que et uniquement à l’artiste et non à tous ces intérmédiaires inutiles !!
Vive spotify, Deezer a voulu nous la faire à l’envers avec une offre de merde, donc bien fait pour leur gueule.
Le site est naze au niveau de la vitesse, de l’ergonomie et du choix musical, c’est le business, s’il y a un truc mieux, les gens font pas de sentiments..
En attendant, je rémunère les artistes via les concerts/festivals…
Comme celui là le 30 janvier où il y aura Pony Pony Run Run, Naive New Beaters, Laurent Wolf, DATA, Bandit, Kill the Young, DJ Abdel, DJ M.Ice ….
http://www.nuitdelessec.com/
Au moins pour 29€, j’ai l’impression d’en avoir pour mon argent…
Je tiens juste à féliciter t0t0 pour son analyse très pertinente.
Quand je vois tout le business model qui s’est créé autour du piratage (lecteur MP3, platine Divx, disques durs…) je me dis que le piratage n’est pas si mauvais que ça pour tout le monde. Pour l’exemple il y a sony qui est à la fois un label de la musique et également un fabricant de lecteurs MP3, c’est un peu contradictoire. Je ne pense que ce marché aurait pu autant se développer sans le contenu illégal. Puis n’y a t’il pas une taxe destiné aux ayants droit sur tous ces appareils ??? C’est un peu vouloir le beurre, l’argent du beurre et le reste selon moi…
une seule chose a dire : vive les telechargement illégaux!!!!!!!
Moi meme ancien utilisateur j’ai vu la même dérive que pour Caramail/Lycos: à partir du moment où c’est devenu pourri commercial tout le monde a déserté.. Toutes les réussites et la première d’entre elles Google ont marché sur la quasi gratuité.
Juste comme ça, Deezer dément formellement et le renvoie de Benassaya ainsi que de quelconques problèmes de trésorerie…
(source : http://www.neteco.com/321304-jonathan-benassaya-depart-deezer.html)
Mais bon, c’est pas grave, une info bidon plus une info pour démentir, ça fait toujours deux informations.
Vous voulez que les artistes travaillent gratuitement ?
OK ! Ce que vous entendez aujourd’hui ce sont les derniers créations des artistes qui vivent de leur travail.
Dans quelques années, quand plus aucun artiste ne gagnera pas un sous, vous aurez de la musique faite par des musiciens de dimanche, parce que le reste de la semaine ils seront au bureau en train de faire de la vente par téléphone.
@Lunatu
Il n’y a aucune raison qu’un artiste ne gagne pas sa vie, pas plus qu’il n’y avait de raison de porter le droit des interpretes de 50 a 95 ans, surtout en periode de crise economique ou des dizaines de milliers de chomeurs se rajoutent par mois…
L’internet a amene de la concurrence dans un milieu qui etait plutot nantis et repus, et qui a toujours favorise les valeurs « sures » au detriment d’autres talents. Quand un directeur de programme se permet de faire le tri a ma place, desole, je ne trouve pas cela normal…
Avec le net, les « vieux » artistes decouvrent tardivement la concurrence, un gros mot dont ils ont ete soigneusement preserves par le systeme en place pendant des annees…
Les « nouveaux » artistes devront effectivement faire face a des concurrents – le temps ou l’on pouvait dormir sur ses lauriers est revolu. Ceux qui veulent vivre de cette seule activite devront effectivement produire plus pour gagner plus, parce qu’un album tous les 5 ans, quand Albert se leve a 6h du matin pour aller bosser a l’usine, ca suffit maintenant…
Le nouveau milieu artistique contiendra surement plus d’occasionnels que de permanents – et ce ne sera pas une mauvaise chose.
@Canine: tu es à la bourre avec TON info bidon. Le démenti a été publié le 21, et le démenti du démenti juste après.
Deezer, gratuit au départ s’est fourvoyé avec les majors qui ont pris le contrôle du contenu et de la gestion par contre-coup, a l’instar de Napster dans les années 90.
Le mercantilisme de ces charognards tue dans l’oeuf toute initiative créatrice sur internet. Si les réalités économiques rendent utopique le « tout gratuit » les majors et autres parasites de collecte des droits d’auteurs veulent imposer le tout-payant qui en est l’autre extrême. Le juste millieu ne les interessent pas, la licence globale par exemple. Non! tout contôler, tout faire payer, revendre leur fonds de catalogue 10 fois amorcés, rallonger les droits d’auteurs de plusieurs décennies, faire instorer l’HADOPI, concocter en douce l’ACTA, racketter avec la taxe sur la « copie privée » qui donne le droit a rien copier du tout, etc…Bref, la guerre ouverte a leurs clients potentiels ou avérés.
Les internautes, ont comme leurs ordinateurs une mémoire vive ! Il faut pas s’étonner d’avoir des retours de bâton.